Biographie de Pia Colombo (1ère partie)
Enfance et formation de Pia Colombo
Éliane Marie Amélie Colombo, alias Pia Colombo, chanteuse et comédienne française, naît en 1930 à Homblières (Aisne). Son père est un chaudronnier italien, sa mère est originaire du Nord.
Mais juste après sa naissance, la petite Éliane est confiée à la grand-mère maternelle. De fait, elle part très tôt le matin avec son casse-croûte et grandit dans les champs. Elle ne rentre chez sa grand-mère que le soir.
Cependant, à 5 ans il lui faut aller à l’école. C’est pour elle la fin de l’indépendance.
Mais, en 1938, sa grand-mère l’amène à St-Denis où elle a trouvé un emploi de blanchisseuse.
Finalement, quelques années plus tard, en 1942, ses parents la reprennent. Le jour de son anniversaire, ceux-ci l’emmènent au Théâtre du Châtelet. Ainsi, elle découvre le ballet, c’est pour elle une révélation et le début de sa vocation artistique.
Depuis qu’elle a vu surgir une jeune fille en collant et tutu d’un énorme panier posé sur la scène, la future Pia ne rêve que de l’imiter, de danser sur la pointe des pieds. Sa grand-mère ne ménage pas son aide lorsqu’elle entre à l’Opéra. Malheureusement, des rhumatismes articulaires l’éloigneront définitivement des cours de danse.
Pia Colombo entre théâtre et chanson
Comme le théâtre l’attire, la future Pia va trouver le directeur du Cours Simon :
« Je ne sais pas si je suis capable de devenir comédienne, je n’ai pas d’argent, mais je voudrais essayer… »
Assidue, attentive, elle se découvre un modèle en la personne de Judith Magre, qu’elle va écouter chaque fois qu’elle intervient dans une classe.. Ainsi, cours, figurations, premières représentations, elle suit le parcours habituel de tout apprenti comédien. Cependant, un jour une de ses camarades monte un spectacle au Centre Américain du boulevard Raspail et lui propose de chanter. Habitué du lieu, un jeune professeur d’anglais se présente à elle et se propose de lui écrire des chansons. Il se nomme… Maurice Fanon.
Elle choisit alors son nom se scène : Pia Colombo et enregistre en 1957 un premier 45 tours chez Versailles avec deux titres de Maurice Fanon : À nos amours et Isabelle. En outre Léo Noël l’engage pour un an à l’Écluse (où débute aussi Barbara).
Ensuite, fin 1958, Pia figure comme « nouveau talent » dans le spectacle de Georges Brassens à l’Olympia.
Jacques Canetti lui fait signer chez Philips. Durant trois ans Pia étoffe son répertoire sans se couper de Fanon ni de Joël Holmès. En effet elle y inclue des auteurs comme Jacques Brel, Michèle Senlis, Claude Delécluse, Claude Nougaro, Marcel Aymé et Guy Béart, Serge Gainsbourg et Georges Moustaki.
Pia Colombo interprète Bertolt Brecht
C’est ainsi que, frappé par son interprétation de La Colombe (Jacques Brel), Roger Planchon lui propose le premier rôle féminin dans Schweyk dans la 2ème Guerre mondiale de Bertolt Brecht. Elle lit l’œuvre, entre dans le personnage et quelques jours plus tard, lorsqu’elle rencontre Planchon, elle n’est plus la chanteuse Pia Colombo mais bien, des pieds à la tête : Mme Kopetska !
Cette rencontre du théâtre de Brecht sera déterminante pour la suite de sa carrière.
[ source Chorus n° 36 ]
Discographie 1957 – 1964 de Pia Colombo
1957 Deux 45 tours : La fête est là + Le quai Malaquais (Versailles)
1959 Deux 45 tours : La grande foraine + La valse à mille temps (Philips)
1960 Un 33 tours : Tique taque (Philips)
1962 Un 33 tours : Schweyk (participation) /
Un 45 tours : Le rouge et le noir (Philips)
1964 Un 33 tours : Chanson pour Marilyn (Philips)
Un 33 tours : L’écharpe (Festival)
Un 45 tours : Le mauvais larron (Festival)
Suite de la biographie