Biographie de Jean Vasca
Jean Stievenard alias Jean Vasca, chantauteur français naît à Bressuire en 1940 au hasard des chemins de l’exode. Ses parents, d’origine modeste reviendront à Charleville-Mézières trois mois plus tard. Jean y passe une enfance sans histoire. Mais, pendant les vacances, il va régulièrement chez une grand-mère pianiste à Paris qui exerce une véritable fascination sur lui. Ainsi, il y débarque dès l’âge de 13 ans avant d’entrer au lycée Buffon où il achève ses études secondaires.
Pendant la guerre d’Algérie il participe aux comités antifascistes. Parallèlement à cette sensibilisation politique, la lecture et surtout l’écriture titillent Jean Vasca, cela depuis toujours. Côté musique, il est surtout attiré par Georges Brassens.
À fin des années 1950, Jean Vasca découvre l’effervescente rue Mouffetard
Ainsi, à fin des années 1950, Jean Vasca découvre l’effervescente rue Mouffetard où la chanson rayonne. Alors, il crée une micro-MJC à l’intérieur d’un bistrot avec trois copains de lycée. Ainsi le vendredi et le samedi, dans le décor des toiles et clichés exposés par ses potes, Jean Vasca chante Léo Ferré, glissant ici et là une des ses chansons naissantes.
Simultanément, Jean poursuit des études de Lettres à la Sorbonne, en assurant sa subsistance comme maître auxiliaire aux lycées Charlemagne et Henri IV.
Ensuite en 1962 et en 1963, Jean Vasca produit une émission radiophonique mensuelle autour de la poésie et de la chanson intitulée « Présence du verbe ». Cela lui offre l’accès à la discothèque de la RTF et en outre permet des rencontres décisives avec les gens du « métier ». Il fait ainsi la connaissance de collègues artistes : Maurice Fanon, Hélène Martin, Colette Magny, etc… Mais il fait connaissance aussi d’André Almuro (compositeur de musique expérimentale(, de Pierre Schaeffer (pionnier de la musique concrète et directeur du groupe de recherches de la RTF) et de Luc Bérimont (poète et créateur de la Fine Fleur de la Chanson Française).
Le choc Vasca-Almuro est fécond, produisant des spectacles collectifs (avec Hélène Martin, Marc Ogeret, Mouloudji…) et les « Poèmes électroniques », des mélanges de textes dits et chantés par Jean Vasca sur des bandes préenregistrées. L’un d’eux (le n° 3) est représenté à la Biennale de Paris en 1963.
Début de la carrière discographique de Jean Vasca (albums 1 & 2)
Enfin, en 1964, une page se tourne : à 24 ans Jean Vasca lâche la fonction publique et signe chez Polydor. Cette année-là paraît « Les routes » un album 33 tours presque entièrement écrit et composé par lui (un titre de Pierre Corneille).
Entre l’inspiration et le style déjà décalé de Vasca, Les ambiances futuro-cosmiques d’Almuro et les cordes inventives de Barthélémy Rosso, ce 25 cm inaugural pose les bases contrastées de l’attaque « à mots -et musique- armés » qui se prépare. Le disque est postfacé par deux textes, l’un de Luc Bérimont, l’autre d’André Almuro. Plutôt bien accueilli en radio et par la presse, le disque ne parvient cependant pas à toucher le grand public.
En 1965 paraît « 12 chansons françaises » qui malheureusement subit le même sort. La même année, amusé par les aventures galactiques de Barbarella, Jean Vasca écrit une chanson qui accroche illico les radios périphériques. Malheureusement encore, pour des questions de droit, l’éditeur de la BD exige le retrait commercial immédiat du 45 tours. Non seulement Polydor cède sans combat, mais en profite pour virer le trublion.
Suite de la carrière discographiques de Jean Vasca (albums 3 & 2)
Albert Alvarès, fondateur des disques BAM, est intéressé par Jean Vasca. Il rachète la bande du 45 tours et le ressort avec Barbarella rebaptisée en Galactéa. Le disque ne connaît pas le succès initial et finit au pilon.
Jean Vasca devient alors rédacteur en chef de la revue « Guitare et musique » où il tient la rubrique chanson et poésie.
Cependant, en 1967 paraît le quatrième album de la collection « La fine fleur » dirigée par Luc Bérimont. Après Hélène Martin, Jacques Douai et James Ollivier, c’est au tour de Jean Vasca d’être mis à l’honneur. L’ange exterminateur obtient alors le Grand Prix du Disque de l’Académie de la Chanson. Toutefois, c’est encore le silence radio quasi-total, hormis dans l’émission Campus de Michel Lancelot.
Enfin en 1970 paraît le quatrième album de Jean Vasca chez Festival : « Vivre en flèche », électrique, percussif, summum de la collaboration avec Mimi Rosso.
Hélas, la compagnie Festival capote et sera rachetée par Musidic. Alors Jean Vasca se retrouve à nouveau sans maison de disques. En six ans, il a publié quatre albums, il lui faudra attendre quatre ans jusqu’au suivant.
Chansons de la 2ème partie : Une fête étrange – Derrière une épaule
18:44 Jacques Bertin : Je voudrais une fête étrange : Jacques Bertin : 1970
21:53 Gilles Elbaz : Le bal masqué : Gilles Elbaz : 1970
24:25 Jean Vasca : Derrière une épaule : Jean Vasca : 1970
27:42 Catherine Le Forestier : La chambre rouge : Catherine Le Forestier : 1970
30:14 Bernard Haillant : Le jour où nous serons vieux : Bernard Haillant : 1970