C.D.C.#57 1975 Un air de liberté - Aut'Chose - Raymond Lévesque - Jimmy C. Newman - Jean Ferrat

Episode 57 • October 15, 2026 • 01:00:00
C.D.C.#57 1975 Un air de liberté - Aut'Chose - Raymond Lévesque - Jimmy C. Newman - Jean Ferrat
Le chant de l'histoire
C.D.C.#57 1975 Un air de liberté - Aut'Chose - Raymond Lévesque - Jimmy C. Newman - Jean Ferrat

Oct 15 2026 | 01:00:00

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Jacques Topart

Show Notes

C.D.C.#57 1975 : Un air de liberté - Aut'Chose - Raymond Lévesque - Jimmy C. Newman - Jean Ferrat

Table des matières

1975 Un air de liberté : Contexte historique

1975 Un air de liberté : Dans les années 1970, au Québec, de nombreux mouvements politiques et sociaux se mettent au diapason des grands courants occidentaux. Ils en profitent pour consolider leurs assises : associations syndicales, groupes féministes et comité de citoyens continuent de se former et de militer très activement. Les cégeps (collège d’enseignement général et professionnel) assurent un enseignement post secondaire.

En revanche, les autorités religieuses et institutionnelles voient fondre leur pouvoir et leur influence. La nouvelle génération savoure allègrement ses révolutions sociale et sexuelle.

Le peuple s'approprie un pays en s'appropriant une culture. La chanson est présente partout : dans tous les rassemblements populaires et dans toutes les manifestations politiques.

 Aut'Chose : 1975 Un air de liberté

Aut'Chose est un groupe rock québécois créé en 1974 par Lucien Francœur et Pierre-André Gauthier (dit de la Vérendrye).

Biographie de Lucien Francœur

Lucien Francœur, surnommé « Le freak de Montréal », écrivain et poète québécois naît en 1948 à Montréal. Avant l'âge de 20 ans, ce boulimique ouvert à toutes les curiosités parcours en auto-stop les routes d'Amérique du Nord.Il fréquente les cafés existentiels de Montréal, côtoie les beatnicks de Grennwich Village. Marijuana, morphine, amphétamines, il tâte de tout ce qui lui tombe sous la main. Mais il lit aussi énormément : les auteurs québécois, Sartre, Camus, Rimbaud, Verlaine, Baudelaire… Et, côté musique, il est plus Rolling Stones que Pink Floyd.

À 20 ans, il découvre Jim Morrison. Son côté pervers, transgressif, typiquement américain, sa provocation - plus cérébrale que celles des Stones - sa démarche littéraire le fascine. D'emblée, il le place aux côtés d'Artaud, de Genet :

« Les musiques des Doors, à l'époque, meublaient bien les soirées au L.S.D. Je suis inconditionnel de Morrison comme je le suis de Rimbaud, et les deux se rejoignent… »

Quand, au Québec, en 1970, tout le monde commence à porter des vestes de bûcheron et à se préoccuper de retour à la nature, Francœur - par réaction - porte blouson noir et bottes de cow-boy.

Mais, en 1972, une nuit, en pleine « descente d'acide », il écrit "Minibrixes réactés", son premier recueil de poésie publié par Gaston Miron, le grand poète québécois. Ce dernier dira qu'il le publiait parce qu'il chantait l'Amérique française et pas une fiction, pas un Québec médiéval mais un Québec moderne. Et qu'on ne pouvait se passer de cet élément-là.

Pierre-André Gauthier

Pierre-André Gauthier (dit de la Vérendrye), musicien québécois nait à Val-d'Or au Québec. Grand amateur de rock, il découvre le rockabilly avec la chanteuse américaine Wanda Jackson, à qui il voue une admiration sans bornes.

Naissance et fin de Aut'Chose

En 1973, Pierre-André Gauthier est présenté à Lucien Francœur lors d'une fête chez un ami (René Robitaille, un chansonnier de l'époque). Ainsi, dans son style bien à lui, Francœur lui explique qu'il écrit de la poésie rock n' roll, Gauthier de rétorquer : « moi je fais de la musique rock n' roll ». Sans trop donner suite à l'idée pendant quelques mois, les deux se sont un jour retrouvés sur la scène de la Casanous (Le Club Underground), Pierre jouait une musique d'ambiance, Lucien récitait ses poèmes. C'est ce soir-là que naquirent « J'taime pis j't'en veux »et « Bar B Q Lady ». Dans la salle se trouvait Claude Dubois; il leur offrit de produire le premier album du groupe. Ce disque, ce fut « Prends une chance avec moé », mais ce n'est finalement pas Dubois qui le produisit, le groupe étant passé chez CBS (Columbia) avec Bob Gallo comme producteur (américain) qui se fit fort de leur enseigner les secrets du studio.

En 1975, Aut'Chose, dans leur album « Une nuit comme les autres », adaptera le célèbre « Comme à la radio » de Areski/Fontaine à la sauce québécoise.

Mais en 1977, après trois albums remarquables, Francœur saborde le groupe pour se consacrer davantage à ses premières amours, l'écriture.

[ sources : Paroles et musique n°30 - Québecpop]

Discographie de Aut'Chose

1975 Un 33 tours : Prends une chance avec moé (CBS) &          Un 33 tours : Une nuit comme les autres (CBS)1976 Un 33 tours : Le cauchemar américain (CBS)

Chansons de la 1ère partie : 1975 Un air de liberté : Comme à radio

02:48 Aut'Chose               : Comme à radio (*)                             : Brigitte Fontaine - Areski Belkacem, adapt. Lucien Francœur : 197508:50 Plume Latraverse  : Le rock'n roll du grand flanc mou : Plume Latraverse :197511:29 Renée Claude        : Qu'est-ce que ça peut ben faire     : Jean-Pierre Ferland - Jean-Pierre Lauzon : 1975

(*) : intro raccourcie

Aut'Chose Plume Latraverse Raymond Lévesque Raymond Lévesque - Chante pour les travailleurs

Biographie de Raymond Lévesque (3ème partie) : 1975 Un air de liberté

2ème partie de la biographie de Raymond Lévesque (

Prise de conscience politique de Raymond Lévesque

Pendant les années 1960, Raymond Lévesque, comme un nombre croissant de Québécois, prend conscience de la situation politique du Québec. Dès lors, son approche artistique se modifie sensiblement. Il devient chansonnier au sens français du terme. C'est-à-dire auteur et interprète de chansons critiquant l'actualité, dans la tradition de Pierre-Jean (de) Béranger.Ainsi, Raymond sera l'un des premiers et rares chanteurs à adopter la cause d'un Québec indépendant et socialiste en véhiculant ses opinions dans ses chansons.

Son style populiste ainsi que sa réputation gagnée au cours des années 1950 permettent la diffusion de quelques-unes de ses chansons. Par exemple « Bozo-les-culottes » consacrée à la défense des prisonniers politiques.

Mais, au cours des années 1970, Raymond Lévesque est progressivement marginalisé. Malgré le vibrant hommage que lui rendent Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois, en interprétant « Quand les hommes vivront d'amour » à la fin du spectacle de la Super Francofête, en 1974.Finalement, Raymond Lévesque se consacre de plus en plus à l'écriture aux dépens de la chanson. Néanmoins, en 1975 paraît l'album « Chante les travailleurs » suivi 2 ans plus tard par l'ultime « Le p'tit Québec de mon cœur ».Toutefois, de nombreux hommages lui seront rendus. En 1980 Raymond Lévesque recevra un trophée-témoignage lors du gala de l'ADISQ.

[ source : Le guide de la chanson québécoise de Robert Giroux]

Discographie de Raymond Lévesque

1955 Deux 45 tours : Les trottoirs & La famille (Barclay)1956 Un 45 tours : Quand les hommes vivront d'amour (Barclay1957 Un 45 tours : Notre-Dame de Paris (Barclay1959 Deux 45 tours : Le chum à maman & La montagne (Alouette)1962 Un 33 tours : Chansons et monologues (Select)1965 Un 33 tours : À la butte à Mathieu (en public) (Gamma)1966 Un 33 tours : Chansonniers du Canada (Radio Canada International)1967 Un 33 tours : Après 20 ans (Gamma)

1971 Un 33 tours : Monologues et chansons (London) &          Un 33 tours : Poèmes et chants de la résistance 2 (participation) (Résistance)1972 Un 45 tours : Tharèze (Ciné) &          Un 33 tours : Qui êtes-vous Raymond Lévesque ( Entrevue + réenregistrements + 1 inédit) (Radio Canada International)1973 Un 33 tours : Poèmes et chants de la résistance 3 (participation) (Résistance) 1975 Un 33 tours : L'automne show ( participation) (Rival) &          Un 33 tours : Chante les travailleurs (Deram)1977 Un 33 tours : Le p'tit Québec de mon cœur (Filoson)

Chansons de la 2ème partie : 1975 Un air de liberté : Conscience universelle

19:23 Henri Tachan            : Les z'hommes                    : Henri Tachan : 197522:54 Francesca Solleville : Face à la porte en fer      : Nazim Hikmet - Marc Heyral : 197525:54 Michel Murty             : Les mains (réenr.)              : Michel Murty : 197528:06 Raymond Lévesque  : Conscience universelle  : Raymond Lévesque: 1975

Biographie de Jimmy C. Newman : 1975 Un air de liberté

Jimmy Yves Newman, alias Jimmy C. Newman (le C. pour Cajun), chanteur étasunien naît en 1927 à High Point, près de Mamou en Louisiane (EUA).Le jeune Jimmy écoute plus de la musique country que cajun. Cependant adolescent il avait suffisamment de chansons cajuns à son répertoire pour rejoindre le groupe du violoniste cajun Chuck Guillory.

Carrière artistique de Jimmy C. Newman

D'abord, au milieu des années 1940, Jimmy C. Newman enregistre quelques 78 tours sans succès chez J.D. "Jay" Miller. Néanmoins, Miller persuade Fred Rose à Nashville de donner sa chance au jeune chanteur.C'est ainsi que Jimmy signe chez Dot Records en 1953 et rencontre le succès avec « Cry, Cry, Darling ». Ce succès lui permit de devenir un invité régulier du show Louisiana Hayride sur la radio à Shreveport.Puis en 1956, de devenir membre au Grand Ole Opry, une très populaire émission diffusant un show de musique country, bluegrass et rockabilly à Nashville.

Mais fin des années 1960, la musique country est moins à la mode, ses disques se vendent moins. Aussi Jimmy C. Newman revient à la musique cajun avec un groupe autour du violon et de l'accordéon.En 1974, il enregistre l'album « Jimmy Newman sings Cajun » composée de chansons traditionnelles cajuns en français. La chanson « Lâche pas la patate » rencontrera un énorme succès. À tel point que Jimmy en enregistra une version anglaise l'année suivante « The Potato Song ».

Chansons de la 3ème partie : 1975 Un air de liberté : Lâche pas la patate

32:34 Paul et Magali         : Pourquoi ai-je pris cette route là : Paul Aimé, Magali Bourgue : 197535:36 Pauline Julien         : Faudrait (Complainte)                     : Réjean Ducharme - Jacques Perron : 197537:53 Jimmy C. Newman : Lâche pas la patate                          : Clifford Trahan : 197440:20 Jean Vasca              : Tout est nouveau sous le soleil       : Jean Vasca : 1975

Jimmy C. Newman - Lâche pas la patate Jean Ferrat - Les guérilleros Jean Ferrat - La femme est l'avenir de l'homme

Biographie de Jean Ferrat (2ème partie) : 1975 Un air de liberté

1ère partie de la biographie de Jean Ferrat 

Premiers succès de Jean Ferrat

Après deux essais infructueux chez Vogue puis RCA, Jean Ferrat rencontre le succès avec son premier 45 tours chez Decca « Ma môme », succès confirmé avec l'album 33 tours « Deux enfants au soleil » dans lequel se trouve le sublime « J'entends, j'entends ».

Parallèlement, Ferrat va faire une nouvelle rencontre déterminante, celle de la chanteuse-danseuse Zizi Jeanmaire qui prépare un spectacle pour l'Alhambra. Elle lui emprunte plusieurs chansons. Il lui concocte « Eh l'amour » et en outre, se retrouve 6 mois en première partie du spectacle dans une salle de 3 000 places. Cette fois, c'est bien parti .

Néanmoins, ces succès créent une espèce de malentendu : Jean Ferrat est un type qui chante l'amour. Ce malentendu sera vite dissipé à la parution de « Nuit et brouillard » qui inaugurera la série de censures frappant nombre de chansons de Jean Ferrat.

Ferrat se souvient de Nuit et brouillard :

« Elle a touché la fibre sensible des gens. Je ne parle même pas de ceux qui avaient été victimes de la guerre et de la déportation, ceux-là évidemment, mais de tous les gens qui avaient gardé, disons, l'esprit de la résistance, de l'union.Cette chanson, qui disait qu'il ne faut pas oublier les choses mais essayer de les maintenir dans l'esprit des jeunes, les a vraiment touchés, je crois ».

En outre, c'est en 1964 que paraît une chanson, «  La montagne » :

« écrite très très vite pendant les vacances que j'ai passées là-bas [à Entraygues], la première année que j'allais en Ardèche. Mais alors très facilement parce que c'était un contact vrai avec la réalité d'un pays, et ça m'est venu tout à fait simplement… ».

La reconnaissance du public est massive. Jean Ferrat chante pendant un mois à l'Alhambra en vedette. Il ne passera jamais à l'Olympia : ses chansons devaient sans doute donner de l'urticaire à monsieur Coquatrix.

Mais, patatraf, en 1965, le 5ème album de Ferrat « Potemkine » va faire hurler les vieilles badernes gaullistes de l'ORTF. Jean Ferrat se souvient :

« c'était l'année suivante, oui, en 1965, avec Potemkine… Je devais passer en direct, un soir, et on a refusé que je chante cette chanson, soi-disant parce qu'on était en période électorale.«Mais vous en avez d'autres, des jolies… - qu'ils disaient ! Pourquoi vous n'en chanteriez-vous pas une autre ?Et moi j'ai dit « Non, je ne chanterai pas »C'était la première fois que je me trouvais vraiment confronté à la censure directe. Évidemment, ça a provoqué des réactions difficiles et diverses, mais ce n'était pas grave parce qu'on peut répondre à la censure directe. Beaucoup plus grave est la censure indirecte, quand on « oublie » volontairement de programmer une chanson, parce qu'on ne peut rien faire contre ça. »

Jean Ferrat chante à Cuba et participe à Mai 1968

Jean Ferrat est invité par le gouvernement cubain en 1967. Il reste dans l'île deux mois et demi. D'abord, Ferrat donne une dizaine de concerts au début de son séjour. Puis le reste du temps, il prend le temps de voir le pays et les gens. À son retour, il enregistrera pratiquement un album sur Cuba : « Cuba si ».

En mai 1968, Ferrat fait partie des gens qui avaient « pris » Bobino et qui organisaient des soirées pour les grévistes. Avec le recul, il est circonspect sur les résultats :

« J'étais persuadé que ça allait provoquer en France un changement tout à fait intéressant. Et ça a failli se faire…Mais ça ne s'est pas fait, parce qu'il y a eu une autre réalité qui est arrivée, qui a été la rupture de l'Union de la gauche en 1978. Et maintenant, on est dans le reflux, il faut bien le dire […] On assiste à une sorte de lente décomposition, qui est très bien entretenue par les gens au pouvoir. Ils sont d'une impudence, d'un cynisme comme on en a rarement vus. C'est le dix-neuvième siècle qui revient. Alors ça désespère les gens […]S'il ne se produit pas de changement, on se dirige vers des événements qui peuvent donner naissance à tout ! S'il y a deux millions et demi de chômeurs dans un an, on sait ce que l'on risque : c'est toujours l'homme fort, le militaire providentiel qui peut surgir de là… »

(entrevue de fin 1980 ou début 1981, parue en février 1981)

Jean Ferrat décide d'arrêter la scène.

Depuis sa première "grande" scène en 1964 à l'Alhambra jusqu'à fin 1973, Jean Ferrat n'a pas cessé de parcourir les routes de l'Hexagone et d'ailleurs. Aussi, il prend la décision d'arrêter la scène :

« J'avais toujours pensé que je ne pourrais pas faire le métier comme le faisait Brel par exemple, en tournant sans arrêt. Et puis, j'ai éprouvé petit à petit, au long de ces années de galas, de tournées, une lassitude, une fatigue physique et nerveuse qui m'a conduit à prendre la décision d'arrêter la scène. Sans savoir quand je reprendrai, ni même si je reprendrais jamais… »

En 1975 paraît son album « La femme est l'avenir de l'homme »

[ sources : Paroles et musique n°7 - Chorus n°10 ]

Discographie de 1958 / 1975 de Jean Ferrat : 1975 Un air de liberté

1958 Un 45 tours : Les mercenaires (Vogue)1960 Un 45 tours : C'était Noël (sous le nom de Frank Noël)(RCA) &          Un 45 tours : Ma môme (Decca)1961 Un 33 tours : Deux enfants au soleil (Decca) &          Un 45 tours : Eh l'amour (Decca)1962 Un 33 tours : La fête aux copains (Decca)1963 Un 33 tours : Nuit et brouillard (Barclay) &          Un 45 tours : Les enfants terribles (Barclay)1964 Un 33 tours : Berceuse (Barclay)1965 Un 45 tours : B.O.F. Le coup de grâce (Barclay) &         Un 45 tours : B.O.F. La vieille dame indigne (Barclay) &         Un 33 tours : Potemkine (Barclay)1966 Un 33 tours : Nuit et brouillard (Barclay) &          Un 33 tours : Maria (Barclay)1967 Un 33 tours : Cuba si (Barclay)1968 Un 33 tours : 10 grandes chansons de Jean Ferrat (réenr.) (Barclay)1969 Un 33 tours : Au printemps de quoi rêvais-tu  ? (Barclay) &          Un 33 tours : Camarade (Barclay)1971 Un 33 tours : La Commune (Barclay) &          Un 33 tours : Chante Aragon (réenr.) (Barclay)1972 Un 33 tours : À moi l'Afrique (Barclay) &         Un 45 tours : Mon palais (Barclay)1975 Un 33 tours : La femme est l'avenir de l'homme (Barclay)

Chansons de la 4ème partie : 1975 Un air de liberté

48:13 Jean Ferrat           : Un air de liberté                 : Jean Ferrat : 197551:23 Julos Beaucarne  : Lettre à Kissinger               : Julos Beaucarne : 197553:28 Mass Dévia           : Au bourg de Draguignan : Mass Dévia, Michel Arbatz - Traditionnel : 197555:42 Bernard Haillant : Potemkine (Ça tourne pas rond dans les carrés) : Yvan Dautin - Alain Le Douarin : 1975

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