Enfance et scolarité de Julos Beaucarne
Jules Beaucarne, alias Julos Beaucarne, chantauteur, poète, écrivain et sculpteur belge naît à Bruxelles en 1936. Mais, il grandit à Écaussines, un bourg francophone relativement important du Hainaut, son père y est vendeur de machines agricoles.
Cependant le petit Jules passe ses vacances dans la ferme de ses grands-parents maternels à Steinkerque, à la campagne. C’est là qu’il sera profondément influencé par le spectacle de la nature :
« On croyait aux sorcières, on élevait des cochons. Pour aller deux heures loin, on allait encore à pied […]
Je me souviens d’odeurs de pain et de beurre, du bruissements des insectes dans les herbages, des récits de mon grand-père racontant ses découvertes d’ossements et de boulets durant les labours… »
Néanmoins Jules est nettement moins intéressé par l’enseignement prodigué par l’école communale d’Écaussines puis par le collège religieux de Soignies. Plus tard, il entreprend des études de lettres, puis de philologie romane et commencera une formation d’assistant social avec un dilettantisme proche de l’ennui.
Le monde professionnel ne l’enthousiasme pas davantage. Prof de guitare, moniteur de gym, monteur d’antenne TV, assureur… les petits métiers se succèdent, en attendant mieux.
Début de la carrière artistique de Julos Beaucarne
Cependant, un jour Beaucarne apprend qu’un théâtre est à la recherche d’un mime. Jules a été l’élève du maître hongrois Stig Gerson, il connait donc les rudiments de l’expression corporelle. Il est engagé :
« Bien vite cependant je suis devenu le musicien de service… Mes camarades ayant remarqué ma guitare, je fus « réquisitionné » pour écrire de la musique d’ambiance. Petit à petit, on me demanda d’interpréter un rôle ici et là de composer quelques chansons… »
En effet Jules ne manque pas de chansons , en 1961, alors qu’il est en vacances en Provence, sa vieille Peugeot tombe en panne. Pour en financer la réparation, il est ainsi amené à se produire sur les place de village, comme les baladins d’autrefois, en prenant un réel plaisir au contact du public. En effet, les touristes en villégiature dans le Midi ne rechignent pas à encourager ce jeune homme qui interprète Ferré et Brassens « à l’ancienne« . Il y retournera l’été suivant avec d’autres chansons et une guimbarde un peu plus fringante. C’est dans le midi que Jules / Julot deviendra Julos.
En outre, en 1964 à Bruxelles, son point d’attache, le Théâtre de l’Alliance vient de lui commander un 45 tours reprenant les chansons de la pièce d’Henry Sauvage « Une poire pour la mort« . De même, un deuxième 45 tours autoproduit paraît en 1965.
Puis, sur les conseils de celle qui est devenue sa compagne, Louise-Hélène dite Loulou, Julos part conquérir Paris.
Ainsi, Julos débute en 1966 sur la Butte Montmartre dans le cabaret de Monique Morelli « Chez Ubu« . L’ambiance parisienne ne lui plaît qu’à demi mais une porte est désormais ouverte. De surcroît, Beaucarne chante aussi à la « Vieille grille » où il côtoie le trio infernal Higelin-Rufus-Fontaine.
Après être passé au Cheval d’or, Julos met le cap sur la Normandie où il remporte le premier prix des Rencontres poétiques du Mont Saint-Michel.
Suite de la biographie de Julos Beaucarne