Biographie de Mama Béa
Béatrice Tékielski, alias Mama Béa, Chantautrice française naît à Avignon en 1948. Son père, Karol Tekielski, est un violoniste polonais, né en Autriche ayant fait des études de chef d’orchestre au conservatoire de Vienne. Envoyé à la guerre du côté de la Wehrmacht, il est fait prisonnier en 1944. Une fois libéré, Karol Tekielski est engagé comme violon solo dans un cabaret d’Avignon. Il y rencontre une jeune fille pauvre, Mafalda Fiacco, fleuriste italienne. Ils s’aiment, se marient et ont deux enfants. Mais, lors d’une tournée au Maroc, le père disparaît deux ans après la naissance de sa fille. Béatrice et son frère ne le reverront que deux ou trois fois. Le père ne connaîtra pas le succès de sa fille : il meurt en 1964.
Biographie de Mama Béa (suite)
De ce fait, la vie chez les Tekielski, est très précaire : Ils vivent à trois dans un deux-pièces du centre d’Avignon. Pour améliorer l’ordinaire, la maman coud des sacs à domicile. Leurs voisins sont des pauvres de toutes origines. C’est dans ces conditions que Béatrice connaît les deux sentiments qui vont lui pourrir plus de trente ans sa vie : la peur et la honte.
La peur du lendemain et la peur des gens, la honte d’avoir à remercier le Secours catholique pour le colis de Noël, la honte d’allonger l’ardoise chez l’épicière du coin.
À l’école Béa est première en tout dans le primaire. Mais elle quitte le lycée en seconde à seize ans. Elle ne supportait aucune contrainte.
Début de la vie professionnelle de Béatrice Tékielski
D’abord, de 1964 à 1966, Béatrice Tékielski aide sa mère au banc des fleuristes des Halles d’Avignon. Cependant, elle prend quelques cours chez une pianiste, écrit quelques chansons. Ainsi, elle commence alors à s’inscrire dans les concours de chants.
Luc Bérimont, poète et producteur à l’ORTF, balade alors à travers la France un radio-crochet : La Fine Fleur de la chanson française. En 1968, Bérimont croise Béatrice. Accompagnée au piano Béa interprète de manière remarquable « L’idiot du village » . Elle est embarquée dans l’aventure et finit deuxième lors de la finale de la Fine Fleur à Bobino. Derrière la comète Janine Jean.
L’essentiel est fait :
« On m’a dit que j’avais un vrai talent »
Béatrice loue une chambre de bonne à Paris
En conséquence, Béatrice loue une chambre de bonne à Paris et joue sans grand succès dans les cabarets. Découragée, de retour à Avignon à l’été 1969, elle fait enfin une rencontre décisive, artistique et amoureuse : Yan More, alias Jean-Claude Morel, prof défroqué de trente ans. Grâce à son ingéniosité, Mama Béa commence à tourner dans le circuit alternatif de l’époque : MJC, Foyers de Jeunes Travailleurs…
Finalement, en 1971, en vendant des bijoux artisanaux avec Yan, elle rencontre Michel Bachelet qui dirige l’étiquette SFP. Ainsi, Béatrice, la princesse de la zone, peut enregistrer son premier disque : « Je cherche un pays ».
(source Chorus N°11)
Deuxième partie de la biographie de Mama Béa
Chansons de la 1ère partie : Un pays à vendre : La route du progrès
02:50 Michel Bühler : Le pays qui dort : Michel Bühler : 19701
06:30 Jean-Max Brua : Le barrage : Jean-Max Brua : 1971
09:46 Mama Béa Tekielski : La route du progrès : Béatrice Tekielski : 1971
13:40 Gaston Beltrame : La côte : Gaston Beltrame : 1971