Michel Pineau, alias Michel Murty naît à Paris le 2 Mai 1937, d’un père électricien et d’une mère employée de bureau. Il est l’aîné de trois enfants.
Il passe ses premières années d’enfance à Saint Denis durant la période de la guerre (l ’occupation, les soldats, les uniformes, les contrôles d’identité). À l’école maternelle les journées sont ponctuées par les alertes et les bombardements.
Cette atmosphère va le marquer profondément et peut expliquer parfois, le choix de certains thèmes de ses chansons et de ses peintures.
Dès la fin de la guerre la famille s’installe en banlieue, à Sevran qui est encore « la campagne ». Michel découvre alors la nature et son émerveillement.
D’abord à l’école primaire puis au cours complémentaire seuls le dessin et la musique le passionnent vraiment.
Apprentissage et vie active de Michel Murty
Michel étudie la photogravure entre 1952 et 1954 à l’école Estienne. Il obtient des premiers prix de dessin, d’étude documentaire et de décoration.
Parallèlement, il découvre les chansons de Georges Brassens et de Léo Ferré. Alors, il crée, avec deux amis, un trio d’harmonicas et donne ses premiers concerts.
Ensuite en 1955, il entre dans la vie active. Il a ses premiers emplois à la revue « l’Illustration », puis dans différentes entreprises où il se sent comme étranger, comme marginal.
En plus de son métier, il suit des cours de peinture à l’école « des Arts Appliqués ». En outre avec quelques élèves qui partagent son enthousiasme, Michel organise un groupe : « Jeune Peinture ». Ainsi en 1957, il obtient son CAP de photograveur (chromiste).
Son rêve, son réel désir, est de quitter son emploi pour se consacrer entièrement à la peinture et à la chanson.
Michel Murty effectue son service militaire à Linas-Monthléry puis en Algérie entre 1957 et 1959.
Malgré le service militaire il arrive à participer à diverses Expositions de peinture à la « Galerie Moderne » (Paris), et divers salons de Province. Il achète une première guitare et commence à interpréter des chansons de Georges Brassens, Jacques Douai, Yves Montand, Léo Ferré.
Enfin libéré du service militaire, il continue à participer à diverses Exposition Peinture à mais également a quelques spectacles chanson pour amateurs. Notamment; en 1963 il commence à écrire ses premières chansons, paroles et musiques.
Début de la carrière musicale de Michel Murty
Mais en 1964, Michel Murty est de plus en plus attiré par la poésie et la chanson. Il commence ses premières auditions dans les maisons de disques et dans les cabarets « L’Écluse » et « l’École Buissonnière », il a un premier engagement dans un cabaret de Lyon, « Le Kaf’Ka ».
Puis Michel est sélectionné au « Palais d’Hiver de Lyon», pour concourir au « Festival International de la Chanson » à Rennes.
Finalement il, participe au « Petit Conservatoire de la Chanson » de Mireille où, sa rencontre avec d’autres chanteurs l’incite à former la troupe « Chanson d’Aujourd’hui ».
Enfin en 1965, Michel reçoit le prix Paul Beuscher d’auteur-compositeur interprète à la finale du « Festival International de Rennes ».
En effet, Michel Murty est aussi sélectionné pour la finale des « Relais de la chanson ». Ainsi, il commence à tourner dans les cabarets : « La Méthode », « Le Port du Salut », « Le Tire-Bouchon».
Création du duo « Michel et Monique »
D’ailleurs, en 1966 il rencontre, au « Petit Conservatoire de la chanson » la comédienne Monique Brienne qui présente alors ses textes. Michel lui propose de les mettre en musique. Leurs voix s’harmonisant parfaitement, ils vont former un duo : « Michel et Monique ».
Le duo chante alors dans quelques cabarets : « L’Échelle de Jacob », « Le Lapin Agile », « La Bollée », « La Grignotière ».
Mais encore, en 1967, ils rencontrent Jean Arnulf qui les présente à Guy Béart; celui-ci les programme dans son émission de télévision « Bienvenue Chez Guy Béart » où ils feront la connaissance de Claude Dejacques, directeur artistique chez Philips, qui à son tour les recommande auprès de Pierre et Michel Célie producteurs des disques « Déesse ».
En fin de compte, en 1968, le duo enregistre deux 45 Tours « Michel et Monique » et « Aux bidonvilles de Nanterre ».
Alors, Michel Murty abandonne définitivement son métier de photograveur et peut enfin se consacrer totalement à la chanson et à la peinture.