Jean-Max Brua, chantauteur français, naît à Paris en 1938. Il hante les cabarets parisiens dans les années 1965 à 1975. Militant communiste et grand connaisseur du folk étasunien, il chante de sa belle voix grave. Puis il retourne à son métier d’ébéniste.
Jean-Max Brua chanteur totalement occulté par les médias
Chanteur totalement occulté par les médias, on ne trouve pratiquement rien à son sujet sur la toile ou dans la presse spécialisée. Seule la revue « Paroles et musique » lui a consacré un « Et pourtant ils chantent ! » de trois pages dans le numéro 29 d’avril 1983. Merci à Bernard Keryhuel dont je vais m’inspirer de la prose pour écrire cet article.
De même son décès sera annoncé dans un « En bref » de Chorus dans leur numéro 28 de l’été 1999.
Cet assourdissant silence ne gêne pas Jean-Max Brua. Il poursuit inlassablement son travail de créateur solitaire. Installé dans la quiétude d’une fermette du Périgord, intégré à la vie du village (Il s’occupe même de l’équipe de football), il partage les préoccupations journalières d’une réalité parfois âpre à vivre. Patiemment, il engrange ses anecdotes, des instants furtifs qui, un jour ou l’autre, finissent par ressortir transposés en chansons racées.
En réalité, son but dit-il c’est de :
« donner une œuvre qui puisse pénétrer dans l’univers des gens, arriver dans leurs têtes, se connecter à leurs sensibilités mais aussi colorer leurs vies ».
La bande des cinq
Jean-Max Brua a fait partie de la bande des cinq : Jacques Bertin, Jean-Max Brua, Gilles Elbaz, Jean-Luc Juvin & Jean Vasca. Bande que Jacques Bertin définit ainsi :
« ce n’était pas une forteresse, ni une Équipe de France, ni une académie. Une bande, ça s’évase, ça déborde, ça fuit de partout ! Chacun d’entre nous avait d’autres amis, d’autres compagnonnages (…) Il y avait d’autres bandes juste à côté. Mais voilà, c’était lui, c’était moi, c’étaient eux, c’était le hasard, c’était comme ça, c’était notre bande. »
Une bande qui se structure et se « théorise » à Tharaud dans le Gard les 10 et 11 août 1976 puis du 24 au 27 juillet 1977, lors d’un « symposium (partie séminaire, partie rigolade). En ce début 2025, Jacques en est le dernier survivant.
Jean Vasca pouer Jean-Max Brua :
« Ce qui touche dans tes chansons, c’est ta sincérité et cette volonté têtue et viscérale d’être toi-même, totalement, parmi les hommes; de témoigner de leur combats; d’y prendre part verbe au poing. C’est ton chemin, c’est à travers cette incarnation profonde que tu te trouves et te donnes dans la transparence d’une écriture qui avance. (…)
En ces temps où les médias de tous poils hurlent à la mort (je veux dire cette tristesse, ce matraquage quotidien de l’intelligence et de la sensibilité), il nous appartient à nous de hurler à la vie. Alors, Jean-Max, continue, nom de dieu ! »
En 1968 paraît le premier 45 tours de Jean-Max Brua « L’étranger »