Biographie de Bernard Haillant
Bernard Haillant, chantauteur français, naît à Nancy en 1944. Son père, Gaston, est ferronnier-serrurier à la SNCF. Il sera homme d’équipe puis facteur aux écriture et employé de bureau dans les différents sites SNCF de la région. Syndicaliste, il sera secrétaire puis vice-président des cheminots CFDT. En outre, Gaston aurait aimé être artiste peintre. Un mélange de culture et de social qui ne sera pas sans influence sur son fils.
Bernard grandit sans histoire, il chante dans les chorales scoutes. À l’école, Bernard cultive un certain talent de cancre avant d’obtenir son BEPC (maintenant Brevet des collège, en 3ème).
Il reçoit alors une guitare en récompense qui va précipiter son adieu aux études. En outre, il a découvert Brel :
« Ça m’a fait un choc ! Qu’on puisse s’exprimer ainsi avec la chanson, toucher aussi profondément les gens… j’étais sidéré ».
En 1959, Bernard a 15 ans, il écrit ses premières chansons, se donne en spectacle dans les feux de camp et conquiert ainsi son premier public.
Puis, il crée un groupe avec des copains de son quartier : Les Baladins de Nancy.
Ainsi, en 1963 paraît leur unique 45 tours autoproduit » Les Baladins interprètent… » 4 chansons que Bernard à écrites et composées.
C’est pour cela qu’il est remarqué par l’étiquette Bel Air qui lui fait enregistrer son premier 45 tours solo en 1964… avant de faire faillite. Il entre alors à la SNCF.
Début de la carrière artistique de Bernard Haillant à Paris
Mais, en 1966, Bernard Haillant saute le pas, il quitte Nancy et part à Paris à la conquête de la capitale :
« Le spectacle de La Contrescarpe venait de s’achever […] Mais Arlette, la patronne, est venue nous dire : si vous voulez rester, je vais vous présenter un jeune qui arrive tout droit de Nancy, écoutez-le !
Encore un barbu à guitare, chemise à carreaux et pantalon de velours. Les lumières s’éteignent, restent quelques bougies… C’est ainsi que nous avons découvert Bernard Haillant, qui a dû, ce soir-là, nous chanter tout ce qu’il savait, avec, déjà, cette espèce de culot et sa façon si particulière de jouer avec sa voix de tête.
Moment magique où chaque silence est palpable, où tous les présents semblent ne plus vouloir faire qu’un avec le chanteur […] ».
Engagé à La Contrescarpe, Bernard y chante jusqu’à la fermeture du lieu en avril 1970. Entretemps, il effectue une première tournée, passe à la Fine Fleur de la Chanson française.
Puis, paraît son deuxième 45 tours « Mes enfants » chez Decca… en mai 1968 ! L’été les cabarets parisiens sont fermés. Bernard Haillant se trouve réduit à faire la manche sur la Côte d’Azur où il rencontre Mannick.
Bernard Haillant et le groupe Crëche.
Par ailleurs, en juillet 1969, alors que Bernard Haillant tourne en première partie de John Littleton en compagnie de Mannick, Jo Akepsimas, Jean Humenry et de Gaëtan Courrèges, la formation d’accompagnateurs ainsi constituée décide de jouer ensemble. Le groupe Crëche, d’obédience catholique, vient de naître :
« On présentait chacun un mini-tour de chant, accompagné ou non par les autres, avant une deuxième partie plus festive. On ajoutait un diaporama, on faisait du folk, on emmenait les gens avec nous à l’extérieur pour les faire danser, Gaëtan crachait le feu.. C’était assez étonnant ».
Bernard participe activement aux orchestrations comme à la mise en scène : avec Aragon ou Vian au répertoire, on est loin du prosélytisme religieux. De fait, il se fait agresser en Vendée :
« On me reprochait de chanter des insanités ! ».
Crëche fera paraître trois albums avant sa dissolution vers la fin des années 1970
En 1972, Bernard réalise un voyage dans le Pacifique qui va bouleverser sa vision du monde.
[sources : Chorus n° 17 – Le Maitron – Le cabaret « rive gauche de Gilles Schlesser]
Discographie solo de Bernard Haillant 1964 / 1972
- 1964 un 45 tours : Mille boules de neige (Bel Air)
- 1968 un 45 tours : Mes enfants (Decca)
- 1970 un 45 tours : Le jour où nous seront vieux (Reflets SM)
- 1971 deux 45 tours : Chansons ouvrières 1 & 2 (Studio SM)
- 1972 un album 33 tours : Ça fait grincer des dents (Studio SM)
Chansons de la 4ème partie : L’homme de la rue : L’embellie
46:40 Bernard Haillant : Ça fait grincer des dents : Bernard Haillant : 1972
49:28 Marie Minois : L’homme de la rue : Marie Minois – Raymond Ruer : 1972
51:49 Jean-Max Brua : L’homme de Brive : Jean-Max Brua : 1972
55:07 Juliette Gréco : L’embellie : Maurice Fanon – Gérard Jouannest : 1972
57:57 Hélène Martin : Mouvement perpétuellement bon : Hélène Martin : 1972